Le Forum du Cheval Sur-naturel !

Dans le respect de tous les chevaux, tous les cavaliers, toutes les équitations, et tous les élevages !
 
AccueilPortailCalendrierGalerieFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Dim 12 Aoû 2012 - 21:57

Je tiens a préciser que ces fiches ne sont pas de moi, j'ai eu l'autorisation par l'auteur de ces fiches : Oskar, de les copier et de les partager avec vous.
J'espère que vous les trouverez toutes aussi interessantes que moi!!!





Les fruits, légumes et céréales peuvent avoir, sur l'organisme de nos chevaux, des effets indésirable pouvant réserver des surprises souvent inattendues et parfois néfastes.

Ce post sera enrichi au fil du temps afin que vous puissiez en apprécier l'utilité en étant informé au fur et à mesure, il me permettra également de vous communiquer le résultat des recherches les plus récentes.

Il est évident que toutes vos propositions seront précieuses à l'élaboration constructive de ce post et je vous en remercie par avance.


______________________________


TOMATE VERTE. Solanum Lycopersicum.




La tomate verte contient dans toute sa structure de l'Alpha-Tomatine, cette substance est un Glyco-Alcaloïde stéroïdien neurotoxique.

La tomate rouge est dix fois moins concentrée en alcaloïdes mais son absorption massive peut provoquer des troubles identiques à ceux de la tomate verte.

Une intoxication induite par ce "légume-fruit" se traduit par des douleurs abdominales (coliques), de la diarrhée avec fièvre et baisse de la pression artérielle.
A ces symptômes peuvent s'ajouter des signes d'atteinte neurologique plus graves : vertiges, tremblements, agitation.

Il a été décrit des intoxications sévères provoquées par ce fruit chez des bovins aux États-Unis.

Il est à noter que la tige et les feuilles contiennent également ce composé nocif.

Il est donc recommandé de ne pas donner les détritus de jardinage aux chevaux, cette pratique est souvent la cause d'intoxications involontaires.




© Oskarnika 2012
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Dim 12 Aoû 2012 - 21:57

CAROTTE POTAGÈRE. Daucus Carota Spp. Umbelliferae.




Variété de Carotte Potagère

Déjà connue depuis la Haute Antiquité, la Carotte Blanche (ancêtre de la carotte orange actuelle) croissait naturellement dans les plaines fertiles de Mésopotamie jusqu'à l'actuel Afghanistan; le naturaliste Pline l'Ancien la mentionne, au 1er siècle, dans son ouvrage "De rerum liber natura" sous l’appellation de Pastenaca Gallica, ce nom perdure encore dans certaines régions de France pour désigner le Panais sous la forme de "Pastenade".

Au Moyen-Age, la Carotte blanche est mentionnée dans un ouvrage d'économie domestique nommé "Le mesnagier de Paris" (fin du 15 ème siècle), son auteur y décrit l'utilisation de la graine en tant que condiment culinaire et réserve le tubercule à la "domesticité".

Ce n'est qu'au 16 ème siècle que la carotte orange actuelle, après de nombreuses hybridations, fait son apparition dans l'ancienne province de Hollande (Pays-Bas).

La carotte potagère, de couleur orangée, comporte de très nombreuses espèces, elle est la récompense le plus couramment donnée aux chevaux pour leur plaisir (et celui du cavalier !).

La racine de la carotte est très riche en eau (± 95 %), en fibres (environ 3 à 4 %), en protéines végétales (4 à 8 % en moyenne).

Elle contient également du sucre :

- Glucose : de 7 à 8 %, Fructose : 0,55 % environ.

Sa teneur en glucides est donc relativement faible par rapport à sa teneur en eau et en fait un légume se situant dans les aliments à indice glycémique (IG) bas : 35.

Dans les cas de troubles digestifs (estomac fatigué, colon irrité, etc), on peut donner de 3 à 4 kilos de carottes par jour.

Malgré cette faible concentration en sucres, dans les cas de surcharge métabolique (obésité, fourbure chronique, hyperglycémie, etc.) déjà installée, une quantité exagérée de carottes administrée de façon journalière peut se révéler dommageable à la régulation organique du taux de glycémie.






© Oskarnika 2012
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Dim 12 Aoû 2012 - 21:58

BETTERAVES. Beta Spp. Chenopodiaceae.





Betterave Fourragère. Beta Vulgaris.
La famille des Betteraves est assez vaste et nous ne citerons que les principales :

- Betterave Fourragère, Betterave Potagère (rouge) et Betterave Sucrière.

Les Betteraves étaient déjà décrites en Grèce il y a 2500 ans et formaient, au Moyen-Age, l'essentiel de l'"ordinaire", avec le Chou, chez la majeure partie des populations rurales européennes du Nord-Est de l'Europe.

Après l'instauration du "Blocus continental" en 1806, la canne à sucre, étant d'importation Britannique, n'arrivait donc plus en France, Napoléon 1er demanda au Naturaliste suisse Benjamin Delessert de trouver une solution pour instaurer un substitut au sucre de canne; ce fut donc en 1812 que celui-ci put extraire industriellement le sucre de la betterave sucrière, une ère nouvelle était née dans ce domaine et perdure encore jusqu'à nos jours.

La Betterave Fourragère est essentiellement administrée au bétail (bovins) durant la saison d'hiver, elle est tranchée et mêlée à du Son de Blé pour absorber l'excès d'eau contenue dans celle-ci.

Concernant la racine de Betterave
:

- Les trois types de Betteraves qui nous intéressent contiennent toutes du sucre à des teneurs moyennes différentes :

Betterave Fourragère : 4 %, Betterave Potagère : 10 %, Betterave Sucrière : 20 %.

La saveur sucrée de la Betterave (sapidité) lui conférant une appétence accrue, il y à lieu de ne pas la donner en trop grosses quantités afin qu'ils ne s'en gavent pas (blocage œsophagien possible).

La teneur en sucres étant variable selon les espèces, il est recommandé d'en tenir compte dans l'administration d'autres aliments (granulés, composés alimentaires etc...).

- Leur teneur en Eau varie selon les espèces, elle peut atteindre 70 % pour les espèces à croissance rapide.

- Leur teneur en Potassium est en moyenne, de 300 mg /100 gr.

Par sa forte teneur en Eau et et la présence de Potassium, la Betterave peut se révéler laxative à fortes doses et rendre les chevaux apathiques (mous).

- Leur teneur en Nitrates peut atteindre 320 mg /100 gr.

Un excès de Nitrates dans l'organisme peut se révéler irritant pour les reins et provoquer des inflammations de ceux-ci (Néphrites) par transformation de Nitrates en Nitrites.

- Leur teneur en Acide Oxalique est d'environ 340 mg /100 gr en moyenne.

Sa faible teneur en Acide Oxalique ne requiert pas de précautions particulières quant à l'absorption de la racine.

- Leur structure renferme 2,5 % de fibres totales dont 2 % insolubles.

La présence de Fibres insolubles peut être à l'origine d'irritations intestinales si emploi prolongé.

Concernant les feuilles et le collet (partie verte hors terre) :

- Leur teneur en Nitrates et Oxalates (12 gr/100 gr), peut provoquer de graves lésions rénales et des calculs vésicaux si ces éléments aériens de la Betterave sont distribués aux chevaux, aussi est il prudent de ne jamais leur en donner de façon prolongée, voire même de s'en abstenir par précaution.




___________________________________


IMPORTANT : Les informations qui précèdent décrivent la Betterave en tant que telle, en aucun cas la pulpe de Betterave et autres issues dérivées de ce tubercule ne sont concernés, seules les indications du fournisseur demeurent une garantie d’innocuité aux doses indiquées par ceux-ci.
</SPAN>
_________________________


© Oskarnika 2012. Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Dim 12 Aoû 2012 - 21:59

BLÉ DUR.
FROMENT. ÉPEAUTRE. Triticum Spp.. Poaceae.





Culture de Froment ou Blé tendre.


Cette céréale, comportant de multiples espèces, était déjà connue et panifiée il y a plus de 10 000 ans en Mésopotamie (Irak actuel).

Le Blé est, avec le Riz, une source alimentaire universelle tant pour l'Homme que pour le bétail, néanmoins le cheval en est exclu de par les graves conséquences pouvant survenir à la suite de son ingestion à doses immodérées ou à long terme.

Pour une meilleure compréhension de ce chapitre, je vous épargnerai les détails physiologiques, chimiques et autres qui ont abouti à son élaboration et vous en souhaite une bonne lecture en allant directement aux sujets qui nous intéressent.

Concernant le grain de Blé
.

Cette céréale étant, avec l'Orge, très riche en protéines (Gluten) : 13%, et en glucides complexes (Amidon) : ± 70 %. on peut en déduire que leur formulation énergétique et nourrissante est identique...oui..., mais le Blé possède une teneur en Histidine importante qui se transforme en Histamine dans l'organisme.

Cet acide aminé se trouve naturellement dans le métabolisme général pour (entre autre) réguler la production d'acide gastrique, or, lorsque un aliment riche en Histidine est absorbé, les récepteurs gastriques (H2.Gs) propres à l'estomac ne régulent que très mal le flux d'acide gastrique (composé essentiellement d'Acide Chlorhydrique et d'Enzymes) et ce phénomène donne lieu à un échauffement sévère de l'estomac pouvant provoquer des ulcères gastriques et, par voie de conséquences, des désordres métaboliques combinés importants (anaphylaxie) comme nous allons le voir.

La teneur importante en Amidon du Blé (70 %) rendant le travail enzymatique plus difficile lors de la digestion par le fait de sa structure complexe, on assiste à un état de pléthore tout à fait propice à une fourbure alimentaire pouvant se révéler très grave.

Concernant le Son de Blé.

Le son de Blé possède un pouvoir laxatif et son utilisation doit ètre exceptionnelle et modérée (mash, mélangé à un médicament pour une appétence accrue...etc), il est à noter qu'il peut provoquer des blocages œsophagiens s'il est donné sec et en grandes quantités par le reliquat d'amidon qu'il recèle encore après mondage du grain, l'amidon possède un grand pouvoir d'absorption des liquides et peut former des blocs qui stagnent dans l’œsophage.

Concernant le Blé en herbe
.

A l'instar du grain, le Blé jeune ou encore vert peut provoquer, de graves fourbures alimentaires si les chevaux viennent s'égarer dans les cultures et en consomment en quantités variant avec l'espèce ingérée.
De tels accidents graves, voire mortels, ont été trop souvent rapportés et se doivent d’être signalés ou rappelés.

Sans vouloir jeter l'anathème sur cette céréale tellement précieuse pour les populations en survie alimentaire, je tenais à développer pour vous les raisons majeures qui en font un aliment très sujet à cautions pour les chevaux.

IMPORTANT : Les informations qui précèdent concernent le Blé en tant que tel, en aucun cas le Son de Blé et autres issues dérivées de cette céréale ne sont concernés lorsqu'ils sont partie intégrante d'une formule commercialisée quelconque, seules les indications du fournisseur demeurent une garantie d’innocuité aux doses indiquées par ceux-ci.



© Oskarnika 2012. Tous droits réservés
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Dim 12 Aoû 2012 - 21:59

LUZERNE. Medicago Sativa. Fabaceae.




TRÈFLES. Trifolium Spp.. Fabaceae.

La Luzerne et le Trèfle à l'état frais demeurent un aliment riche en azote exclusivement réservé aux bovins et ne doit être délivré aux chevaux qu'avec grande parcimonie.

De par leur richesse en Flavone, ces légumineuses, délivrés à l'état frais, sont susceptibles d'inhiber la motricité intestinale en provoquant des "coliques de stase" accompagnées de météorisme (accumulation de gaz provoquant une dilatation douloureuse) de la région cæcocolique (endroit où le colon s'abouche au cæcum).

Ce phénomène surgit plus violemment quand ces plantes ont été fauchée encore recouvertes de rosée ou après la pluie, l'eau en accélérant le processus fermentescible.

Il est à noter qu'une alimentation hyperazotée peut provoquer une libération anormalement élevée de gaz ammoniac, donc, d'amines diverses (Histamine, Thyramine) et d'endotoxines (toxine bactérienne); les désordres métaboliques inhérents à un tel déséquilibre peuvent entrainer une asthénie (affaiblissement général) progressive et durable.

La dégradation cæcocolique des protides dans le colon entraine une alcalinisation du contenu digestif, celle-ci stimule la prolifération d'une microflore alcaninophile putréfiante et souvent pathogène.

Au surplus, elle augmente considérablement la production ainsi que la résorption des amines et des endotoxines responsables d'accidents entérotoxémiques.

Bien que le cheval (contrairement aux ruminants) ne semble pas particulièrement sensible à une intoxication ammoniacale aiguë, de tels désordres peuvent aboutir à une atteinte hépatique sévère.

En résumé, nous pouvons affirmer que de trop grandes quantités de Luzerne ou de Trèfle frais ne peuvent qu’être néfastes à la bonne digestion des chevaux.





_____________________________________________


IMPORTANT : Les informations qui précèdent concernent la Luzerne et le Trèfle délivrés ou ingérés à l’état frais dans le pré, en aucun cas le foin de Luzerne, les cubes de Luzerne contenant aussi du Trèfle, la Luzerne déshydratée, les aliments composés contenant de la Luzerne et/ou du Trèfle ne sont concernés, seules les indications du fournisseur et les connaissances de chacun demeurent une garantie d’innocuité en ces derniers cas.

____________________________________________


Oskarnika 2012. Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Dim 12 Aoû 2012 - 22:00

CHOU. Brassica Spp. Brassicaceae.






Chou Fourrager pour l'alimentation du bétail.

Les Choux, aux très nombreuses variétés, nous viennent d'Asie et étaient déjà cultivé par les Mongols il y a 4000 ans.
Ces tribus nomades les conservaient en saumure dans des jarres et les ont apportés, au gré des Grandes Invasions, jusque dans l'Est de l'Europe où il est encore cultivé et très consommé sous bien des formes.

Bien que très consommé par l'Homme, le Chou ne l'est généralement que sous forme cuite ou macérée afin d'en éliminer au maximum les agents fermentescibles.

Concernant l'alimentation animale, il est traditionnellement donné cru aux vaches qui le métabolisent au mieux en le digérant grâce à leur système digestif bien spécifique.

Les vaches, possédant quatre "estomacs" (polygastriques), sont bien "outillées" pour procurer au Chou un maximum d'efficience métabolique tout en ne souffrant guère de sa fermentescibilité du fait de la complexité enzymatique (et autres phénomènes digestifs).

Le cheval étant, comme nous, un monogastrique, un tel régime alimentaire le ferait s'exposer à de très graves accidents digestifs de par la fermentation procurée par le chou.

En effet, les gaz végétaux s'accumulant dans le cæcum, qui est le siège de la fermentation microbienne, peuvent provoquer un gonflement (météorisme), voire une torsion aux conséquences néfastes.

Pour terminer, je pense à ceux qui, par ignorance, "balancent" des déchets de choux (ou autres végétaux) par dessus la clôture des chevaux du voisin et causent, sans le vouloir, l'apparition de troubles digestifs aux conséquences, hélas trop souvent très douloureuses et...parfois mortelles !




© Oskarnika 2012. Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stella26

avatar

Féminin
Nombre de messages : 131
Age : 36
Localisation : Drôme
Date d'inscription : 01/10/2008

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Mer 15 Aoû 2012 - 0:19

Super intéressant tout ca, merci pour le partage!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Sam 13 Oct 2012 - 22:45




MARRON D'INDE. Aesculus Hippocastanum. Hippocastanaceae.







Originaire de la péninsule Balkanique, le Marronnier d'Inde fut introduit en Europe occidentale au XVII ème siècle pour ses qualités ornementales.

Le nom latin "Aesculus Hippocastanum" mérite une explication d'ordre historique :

- Le terme "Aesculus" fait référence à la couleuvre d'Esculape (Asclepios étant le Dieu grec de la médecine et de la chirurgie) qui évoque les vaisseaux sanguins serpentant dans l'organisme :

- Le terme "Hippocastanum" signifie "Châtaigne du cheval", ce patronyme proviendrait du fait que les Hippiatres de l'Antiquité soignaient les chevaux poussifs à l'aide de poudre de Marron d'Inde; cette dénomination perdure en Anglais : "Horse chetsnut" et en Allemand : "Roßkastanie".

Les feuilles, l'écorce et le fruit du Marronnier d'Inde contiennent une substance active nommée "Escine" qui est composée de Saponines différentes, cette molécule active est utilisée en médecine pour ses pouvoirs veinotonique (d’où sa référence à la couleuvre d'Esculape et aux vaisseaux sanguins) et antiinflammatoire.

Les mêmes éléments précités de cet arbre contiennent également une molécule formée de Glycosides complexes, nommée "Esculine", cette substance, éminemment toxique, peut causer de graves troubles aux chevaux qui mangeraient des Marrons d'Inde tombés au sol en grande quantité.

Les symptômes relatifs à cette intoxication sont les suivants :

Agitation, diarrhée, mydriase (dilatation des pupilles), faiblesse générale, gastroentérite
inconscience, secousses musculaires (clonus), paralysie.

Chez des bovins, des chevaux et des porcs, les Marrons d'Inde ont provoqué des intoxications et la mort dans les provinces de l'Ontario et du Québec (Reynard and Norton 1942, Muenscher 1975).

La France n'a pas de référence connues quant à des empoisonnements de ce genre, il est néanmoins prudent de s'assurer si les chevaux parqués sous cet arbre s'abstiennent bien de manger ces fruits ou leur bogue (enveloppe verte).

Il est, néanmoins à signaler qu'un cheval mangeant quelques fruits ne risque rien, il lui faudrait en absorber de grandes quantités pour aboutir à une intoxication.




© Oskarnika 2012. Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Sam 13 Oct 2012 - 22:47






POMME DE TERRE. Solanum Tuberosum.




Ce tubercule était déjà consommé par les Indiens de l'ouest de l’Amérique du Sud il y a environ 8000 ans, rapporté par les Espagnols vers la fin du XI ème siècle, il a conquis une partie de l'Europe du Nord.

Ce n'est qu'à la fin du XVIII ème siècle que la pomme de terre a été adoptée par la France pour l'alimentation humaine à la suite des travaux effectués par Antoine Parmentier qui cherchait une alimentation prolifique et peu onéreuse pour pallier à la désastreuse famine sévissant dans la Comté de Montbéliard.

La pomme de terre contient principalement de l'Alpha-Chaconine et de l'Alpha-Solanine qui sont des glycoalcaloïdes toxiques formant un groupe d’alcaloïdes nommé Solanine.

La Solanine est présente dans toutes les parties vertes de la plante, particulièrement dans les feuilles et les germes (croissant sur le tubercule), dans les fleurs où sa concentration est la plus élevée et dans le tubercule lui-même.

Dans les tubercules, la chair possède une teneur moyenne de Solanine ne dépassant généralement pas 1,2 à 5 mg/100 g, dose inférieure à la teneur limite admise qui est de 20 mg/100 g.

L'enveloppe (la "peau") et les tissus sous-jacents ainsi que les germes recèlent des teneurs en Solanine comprises entre 30 et 60 mg /100 g.

Le verdissement lié à l'exposition à la lumière est dû à la formation de chlorophylle dans l'enveloppe du tubercule, ce phénomène provoque une forte accumulation de Solanine et proscrit donc toute ingestion tant pour l'homme que le cheval.

Contrairement aux "idées reçues", la Solanine n'est pas éliminée par la cuisson car elle n'est détruite par la chaleur qu'au-delà de 200 à 250° C, mais, comme cité plus haut, la faible teneur en alcaloïdes du tubercule sans l'enveloppe permet de la consommer en toute sécurité épluchée et cuite.

L'ingestion de Solanine en quantités massives peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, des hémorragies (notamment au niveau de la rétine) et aller jusqu'à une paralysie partielle.

La Pomme de Terre contient également des inhibiteurs de la Protéinase capables d'inhiber les principales Protéinases digestives des chevaux, notamment la Trypsine et la Chymotrypsine.

Ces substances qui jouent un rôle dans la défense de la plante contre les parasites, insectes ou microorganismes, sont détruites par la cuisson.

Enfin, d'autres substances sont contenues dans cette plante : les Lectines, ce sont des protéines capables de se lier de manière réversible à des monosaccharides ou oligosaccharides.

Cette propriété permet aux lectines d'agglutiner les hématies de diverses espèces de mammifères dont l'homme et de probablement perturber le bon fonctionnement du tube digestif des insectes se nourrissant de la plante, jouant ainsi un rôle dans la défense de cette plante contre les insectes.

Ces molécules sont également détruites à la cuisson des tubercules.

De ces détails, on peut en conclure que la Pomme de terre ne peut se révéler un aliment d’élection pour le cheval; il est donc prudent de ne jamais la donner crue, et proscrire les déchets de jardinage contenant les feuilles, la tige, les fleurs et les pelures, qu'elles soient vertes ou pas.




© Oskarnika 2012. Tous droits réservés
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zaza

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1105
Age : 37
Localisation : st romain de lerps (07)
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    Ven 7 Déc 2012 - 16:34

FÈVE. Vicia Faba Spp. Fabaceae.






Une expérience assez ancienne m'a motivé pour poster sur le caractère potentiellement dangereux de la Fève vis à vis des chevaux.

Vers la fin des années 1960, un voisin agriculteur reconverti dans les légumes primeurs avait une ponette Shetland qui ne mangeait pas et était apathique depuis deux jours, il appelle le véto qui détecte une anémie pernicieuse.

Cette affection sérieuse était due aux feuilles et tiges de Fèves balancées régulièrement par-dessus la clôture par le proprio et dont la ponette se régalait.



_______________________________


Originaire du Caucase, la Fève est, sans doute, la Légumineuse la plus anciennement connue, des recherches archéologiques ont démontré sa culture dès l’Ère Préhistorique.

Cette plante est réputée dangereuse pour les humain et animaux présentant un déficit héréditaire enzymatique érythocytaire (glucose-6-Phosphate-Déshydrogénase ou G6PD) (propre aux globules rouges).

L'affection engendrée par une ingestion massive de Fèves et de ses parties aériennes se nomme "Favisme", cette maladie est due à un déficit en Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase provoqué par une substance contenue dans la plante.

Toutes les parties de la Fève (Tige, feuilles, fleurs, fruits) peuvent provoquer des lésions hépatiques (hépato-toxique) due à la destruction des globules rouges (érythrolytique) conduisant à un ictère et une anémie sévère.

Chez le cheval, on ne connait pas parfaitement le processus amenant à de telles conséquences et les risques d'intoxication demeurent essentiels, aussi est il conseillé de ne jamais laisser à leur portée des déchets de jardinage contenant tout ou partie de cette plante.




© Oskarnika 2012. Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux    

Revenir en haut Aller en bas
 
Les fruits, les légumes et les céréales pour les chevaux
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fruits et légumes de saison et développement durable
» Fruits et légumes pour nos chevaux ?
» fruits et légumes séchés
» Fruits et Légumes
» Un monde sans fruits ni légumes ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum du Cheval Sur-naturel ! :: Les chevaux sur-naturel :: Soins et Trucs de grand-Mère-
Sauter vers: